Le transibérien.

Le transibérien.
Les odeurs font l'appartenance. Ce qui fait que je me sente chez moi dans la grande maison de campagne, ce sont les odeurs. C'est l'odeur de cuisine, de pâte sablée entrain de cuire qui monte jusque dans ma chambre, c'est le thé blanc qui imprègne mes murs et qui font dire à ma mère que ma chambre sent la rose, l'abricot à ma s½ur. C'est les effluves de parfum de mon frère qui traîne dans la salle de bain du bas, la vague odeur de cheval sur nos vêtements éparpillés.
Tout cela je ne le retrouve pas à Paris, je ne me sens pas chez moi, je n'ai aucune histoire avec les meubles, les murs n'ont rien vécu, les miroirs n'ont rien vu. Et je n'y trouve aucune odeur évocatrice, correspondant à autre chose qu'à la cuisson ou à mon déodorant dans la salle de bain le matin.
Bien sûr que tout cela viendra plus tard, après, je suis patiente et optimiste. Mais pour l'instant, je suis toujours heureuse de retrouver mon environnement, chaque semaine de prendre ce train qui me ramène chez moi.
C'est rare d'avoir cette symbolique dans le train. D'habitude, il nous éloigne toujours de chez nous, de l'être aimé.
Depuis quelques temps j'ai envie de monter dans un train. Chaque semaine gare de l'Est, je regarde sans raisons les horaires des trains en partance pour Strasbourg, Munich, Lille...avec cette envie de m'engouffrer dedans. Ce serait ici prendre un train vers le renouveau, vers le nouveau, l'autre. Il faut que je parte, que je fasse ma valise, prenne une amie par la main, acheter un billet, et partir.
Il est nécessaire de partir, je crois. De se retrouver avec soi-même, de tout quitter pour ressentir le manque, pour réaliser qui l'on est, ce que l'on veut, ce que l'on ressent, envisager son avenir, l'après. Cela n'est pas rendu possible en restant ici, entre Paris et St-Jean, en restant dans ce train.

# Posté le dimanche 22 novembre 2009 09:20

Tourne-moi les pages.

Tourne-moi les pages.
Du jour au lendemain, on peut décider de changer de mode de vie, de ne plus être pareil. En tout cas, on peut essayer de s'y tenir. Tout tient à très peu de choses. Une action, un évènement, et quelques heures ou jours à y penser, peuvent transformer notre vision, nos choix. Alors moi qui ne quitte plus mon lit depuis dimanche, j'ai eu le temps de ressasser ce qui s'est passé vendredi. Enfin plutôt, les conséquences de ce qui s'est passé. Parce qu'au fond, il n'y a rien eu de grave, de "choquant" ou de mal. Mais c'est fou de voir comment l'on peut être broyé par l'avis des autres, par ce qui nous a motivé à faire ce qu'on a fait, on est dépendant de l'opinion publique. Bien que je refuse ça, je ne peux pas lutter contre, c'est plus fort que moi. Me laisser atteindre par ça. C'est toujours facile de pouvoir dire aux autres qu'on ne doit pas s'en préoccuper, mais en vérité, c'est toujours moins évident quand c'est nous qui nous retrouvons au centre de l'attention, des jugements.
On est élevé comme ça. C'est vrai dès notre lus jeune âge, on nous rend dépendant les uns des autres, on naît au sein d'une société. Avant même que l'on en est conscience, on fait partie d'un "groupe". Alors qui peut se prétendre sans aucun problème insensible aux critiques? Qui peut affirmer même apprécier la solitude?
On n'est jamais vraiment seul, coupé de tout. Pas loin, on aura toujours un ordinateur, un portable, une radio, une personne.... Aujourd'hui peut-être qu'il ne nous reste plus que la solitude "intérieure", le repli sur soi. C'est peut-être ça. La résistance.
Je pars loin, j'écris trop.

# Posté le mardi 10 novembre 2009 16:51

Haine pure.

Jusqu'à cette après-midi, je pensais que ce sentiment lui était réservé. Cette haine profonde, pure et très dure. Mais aujourd'hui, je me suis retrouvée face à ce mostre, et quand j'ai eu la réponse "oui" tout simplement, j'ai réalisé que je lui avais posée exactement question sur son égoïsme pur, et que j'avais eu cette même réponse froide, détachée, butée.
Finalement, je me heurte une fois de plus à l'impuissance, à un mur sourd et infranchissable. Que faire? S'y cogner, encore et encore.

# Posté le samedi 17 octobre 2009 15:34

Glory box.

Glory box.
Il y a des guerres. Il y a des gloires. Chaque jour, mais l'on ne le sait pas.
On vit dans une sorte de vase clos. On est incapable d'écrire la diversité. J'aimerai atteindre ça, mais je sais d'avance que je ne le pourrai pas. On est trop égocentrique pour ça. C'est couru d'avance. Je ne suis pas en mesure de décrire la diversité du monde. Ce ne sont que des chimères. Les cultures, les ethnies, les traditions, les coutumes, les habitudes de chacun, les êtres humains, le fonctionnement de la vie... ce projet est bien trop ambitieux pour une fille de 18 ans qui vit de ses grands sentiments, qui malgré elle reste conformément accrochée à sa vie. Combien de fois ai-je pensé, ai-je décidé d'arrêter la machine, de me libérer? Combien de fois ai-je fais ce pari avec moi-même? Pourquoi en suis-je incapable?
Je ne sais pas quoi faire, je trouve intolérable de continuer à vivre de cette façon. Je ments, je me ments.
Je créé moi-même ma diversité. J'ai envie de rencontres, de passades, de m'inventer chaque jour. Je voudrai pour une personne être Louise, vivre le grand amour, être la fille d'un sculpteur. Ou bien Daphné, aimant les filles, ayant vécu au Liban, en Russie, en Polynésie parce que mon père est diplomate.
J'aimerai être elle, et puis elle, et lui, moi, sa s½ur, et eux aussi. Ne pas me sentir française, russe, européenne, être un corps de nations.
Porter l'humanité en soi.

Et puis les garçons je ne sais pas. Je ne sais plus. R., c'est vraiment passé je crois, je n'ai plus aucun espoir alors évidemment cela rend tout plus "clair" plus "facile". J., de même je n'attends rien de lui, je ne peux rien attendre d'une telle personne, je le sais. A. qui, je le sais, ne me correspond absolument pas, je n'en ai même pas envie. Alors voilà que faire? que chercher? Est-ce que même je dois chercher? Et si je dois chercher, qui dois-je chercher? Un connard, un mec bien, un plan q, un garçon que je n'aimerai pas? Je ne sais pas.

JE SUIS PERDUE.

# Posté le jeudi 24 septembre 2009 14:00

Always the years, always the love, always the hours. La disparition.

Always the years, always the love, always the hours. La disparition.


Pourquoi suis-je tant obséder par ce film? Toutes ces répliques que je connais sur le bout des doigts, tout dans ce film je le comprends. Dans aucun autre film il ne m'a été donné de "comprendre", de voir exactement où lealisateur voulait en venir. Mais ce film est mauvais pour moi, je devrais arrêter de le regarder, il me fait tellement de mal. A chaque fois, inévitablement, je ne vais pas bien.
T
riste, fatige, songeuse, effrayée. La vie est un rêve terrifiant. Voi, j'ai peur.
Maintenant que ces années paisibles, calmes et ordonnées sont achevées, j'ai peur. j'ai peur de demain. J'ai peur de faire ma vie. J'ai peur de perdre tout ce que j'ai accumulé jusqu'ici.
B
ien sûr si tout cela à compter, je ne devrais pas avoir peur de le perdre. Seulement je ne sais pas, les gens (moi y compris) ont cette tendance à négliger ceux qu'ils ont aimé. A vivre, et à oublier son passé. On ne s'en rend pas compte, pas tout de suite en tout cas. Même si je lui ai demandé ce soir, s'il ressentait cela, il n'en avait pas l'impression. Il ne ressent pas, et ça en tout honnête, que l'on s'éloigne, que l'on ne se parle plus comme avant.
C'est étrange. D'un côté c'est la disparition du quotidien qui nous fait cet effet, qui nous fait défaut, qui nous manque. Cette routine. Et en même temps c'est elle qui s'insinue partout, qui si longtemps me dégtait.
Peut-être que j'ai changé d'avis, peut-être que j'ai choisis un autre coupable. Aujourd'hui je crois qu'il s'agit de la futilité.



Le regard qui accuse : " Tu es trop banal."

# Posté le vendredi 11 septembre 2009 16:51